.:. Baccalauréat de Philosophie .:.

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Sujet n°1: " La perception peut-elle s'éduquer? "

Sujet n°2: " Une connaissance scientifique du vivant est-elle possible? "

Sujet n°3: Commenter l'extrait des Cahiers pour une morale, de Jean-Paul Sartre.


Premières estimations pour les T05 et les T06 de Bellevue, rassemblés au lycée Saint Exupery à Blagnac:

2 élèves ont pris le commentaire.

3 ont pris le sujet n°2.

Une dizaine a pris le sujet n°1.



Si vous voulez faire part de votre expérience ou de vos impressions, c'est par ici!

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# Posté le lundi 16 juin 2008 15:33

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Reveillez vous!!!

# Posté le samedi 10 mai 2008 20:31

Serait-ce les fêtes d'anniversaire, ou bien les résultats forts pitoyables du bac blanc qui laissent les terminales elles muettes depuis tant de temps ? Reprenons nous. L'avenir n'est pas perdu. J'ai décidé de foutre un peu la merde habituelle sur ce petit skyblog qui devient triste à chialer. Après le « Je m'en fou », le « La guerre c'est nul » et le « Lisez du Beigbeder », demain, allez voter ! (Si vous n'êtes pas trop défoncés.). Je conseille à tout ceux qui se lassent des nuits à délirer sur des contes de fées le mélange suivant :

Avalez doucement un litre de vodka, juste après ceci passez vous un ou deux grammes de cocaïne puis léchez une cuillère à soupe de sucre. (Il est à noter que de 1997 à 2007, le cours de la cocaïne pour le consommateur a chuté de moitié de 120 euros à 60 euros pour se procurer un gramme de cocaïne, et c'est pas moi qui l'ai dit). Après ce, dansez comme un taré quelques minutes seulement sur du Kylie Minogue, puis empoignez d'un air déterminé Vers la paix perpétuelle, de Kant. Mettez vous debout, au milieu de la salle dans laquelle vous vous trouvez, balancez vous d'un pied sur l'autre (ça marche encore plus si vous avez envie de faire pipi), et entamez votre lecture. Effet surgaranti, vous aurez l'air d'un con, mais vous aurez Kant dans la peau. On n'a jamais aussi bien saisi les conditions essentielles pour aboutir à une entente perpétuelle des peuples entre eux. Je suis désormais militante en faveur d'une alliance des peuples.
D'ailleurs, tentez le même exercice avec Honneth, mais ça marche moins. Je suis sûre que Kant était le plus défoncé des deux, ça ne fait aucun doute.

Axel Honneth est un philosophe, mais il ne faut pas oublier sa deuxième spécialité : sociologue. (Je suis en train de perdre mon temps à 23h43 à filer des explications de texte philosophique... si quelqu'un désire me payer, lundi, grand bien lui fasse.). La sociologie étudie les comportements humains et considère ceux-ci comme compréhensibles ou explicables à partir des relations que les humains entretiennent les uns avec les autres. Le terme sociologie a été inventé par Emmanuel-Joseph Sieyès à partir du préfixe "socio" du mot latin socius signifiant « compagnon, associé » et du suffixe "logie" du terme grec ancien λόγος logos, signifiant « discours, parole » pour désigner une science humaine. Depuis toujours, des philosophes comme Aristote et Platon ont touché à la sociologie, cette étude des comportements humains à des fins de réconciliations politiques, si l'on peut dire grossièrement. La théorie de la reconnaissance proposée par Honneth s'inscrit dans un cadre « post-métaphysique » de pensée. Vous avez du le saisir par vous-même, Honneth propose trois modes de reconnaissance de l'individu. La reconnaissance amoureuse, la reconnaissance juridique et la reconnaissance culturelle. S'inspirant de la tripartition théorique opérée par Hegel au sein de l'esprit objectif entre la famille, la société civile et l'État, Honneth prétend par ailleurs tirer ces modes de reconnaissance du monde social vécu des sociétés modernes comprises comme résultant d'un processus historique de différenciation des sphères d'activité sociale. Les trois modes de reconnaissance réciproque reprennent des caractéristiques distinctes suivant a) le vecteur de reconnaissance qu'ils impliquent, b) le rapport authentique à soi qu'ils dessinent, c) le déni de reconnaissance qui leur corresponde et d) pour les deux derniers modes de reconnaissance, le potentiel normatif de luttes qu'ils contiennent. On remarque que ce sont des modes de reconnaissance réciproques. Qui incluent donc le rapport à autrui. Pourtant, Honneth parle bien d'une certaine « autonomie individuelle », qui semble tourner autour du même individu et de la subjectivité qui lui est propre. Là se trouve le début du chemin qui mène à la compréhension de la théorie Honnethienne. (Il est pas encore mort, mais on le dit ! Enfin, je le dis...). (Il prend appui sur la donnée anthropologique selon laquelle « l'homme n'est homme que parmi les hommes » (Fichte), c'est-à-dire que le rapport pratique à soi se constitue dans un rapport à autrui.). Par « reconnaissance », on entend par là un moyen de réparer pathologies humaines résultant de la non reconnaissance, justement, que sont les sentiments de mépris et d'humiliation. Afin d'améliorer la condition de l'individu, donc son rapport avec lui-même, avec les autres, et son efficacité au sein de la vie politique, la théorie de la reconnaissance s'organise en trois points : la reconnaissance amoureuse : Il s'agit à travers cette forme primaire de reconnaissance de confirmer aux individus 'en chair et en os' leur « capacité à être seul » dans la satisfaction de leurs besoins et l'assouvissement de leurs désirs. S'appuyant sur les travaux de Donald Winnicott à propos du rapport originaire liant la mère au nourrisson, Honneth caractérise la reconnaissance amoureuse comme un équilibre constitutif de l'identité personnelle entre l'état de dépendance et l'autonomie de soi. L'amour au sens de rapports interpersonnels de proximité (liens familiaux, amicaux, amoureux) en est le vecteur privilégié et la « confiance en soi » (Erik Erikson) le rapport authentique à soi qu'elle dessine. Le pendant négatif à la reconnaissance amoureuse est constitué de l'ensemble des atteintes à l'intégrité psychophysiologique de l'individu (comme par exemple le viol ou la torture). Puis la reconnaissance juridique : A la différence de la reconnaissance amoureuse, la reconnaissance juridique ne part pas de l'individu 'en chair et en os', mais présuppose la perspective d'un « autrui généralisé » (George Herbert Mead) sous la forme d'un sujet auquel est reconnu la capacité formelle et universelle de poser des jugements pratiques et de rendre compte de ses actes (Zurechnungsfähigkeit). La reconnaissance de la personne juridico-morale passe par le vecteur du droit entendu comme réciprocité entre les droits et les devoirs. Le rapport positif à soi que vise la reconnaissance juridique (ou morale au sens strictement kantien du terme) est la dignité ou le « respect de soi » : le caractère 'respectable' que je reconnais à autrui m'engage à agir respectueusement envers lui. Ca ressemble magnifiquement à l'impératif catégorique de Kant, autrement dit : « Agis de façon telle que tu traites l'humanité, aussi bien dans ta personne que dans tout autre, toujours en même temps comme fin, et jamais simplement comme moyen. » Enfin, la reconnaissance culturelle, qui ne porte ni sur un individu concret, ni sur la personne juridico-morale abstraite, mais sur les sujets 'à part entière' qui, à travers leurs propriétés et leurs trajectoires de vie singuliers, forment la communauté éthique d'une société. Le vecteur par lequel transite la reconnaissance culturelle est le travail social considéré comme la prestation ou la contribution qu'apportent les différents sujets qui la composent à la communauté éthique des valeurs. L' « estime de soi » résulte alors de la reconnaissance accordée à celles et ceux qui façonnent la société. Le déni de reconnaissance éprouvé dans des cas de blâme social et de stigmatisation peut déboucher sur des luttes pour la reconnaissance.

Cette théorie Honnethienne porte sur elle la couleur politique d'une gauche enfin cohérente et organisée. Une véritable critique du capitalisme libéral qui s'impose aujourd'hui dans les sociétés, tendant à robotiser l'être humain, usant de ses services comme des moyens de parvenir à ses fins, en déni de la subjectivité de l'individu, sous couvert des rêves d'une vie meilleure, pratiquée par l'ascension dans l'échelon des postes de travail. L'oubli des valeurs morales qui protègent l'être humain, l'oubli des droits humains, sont sans arrêt rappelés dans chacune des phrases de Honneth. Autrement dit, Sur base de sa grammaire morale des modes de reconnaissance, Honneth propose une conception de la justice sociale fondée sur une « ébauche formelle de la vie éthique ». Celle-ci prend le contre-pied tant de l'éthique des sentiments (Hirschmann), du formalisme kantien à la John Rawls que du substantialisme des communautariens (McIntyre, Charles Taylor). En détachant les « éléments structurels de l'éthicité », elle décèle au sein des sphères de reconnaissance des « valeurs de surplomb » (l'amour, l'égalité, la solidarité) qui, tout en étant ancrés dans un monde social vécu donné, régulent de façon normative les rapports interpersonnels. Reste à savoir si, sous cet hégélianisme post-kantien, la dialectique positive induite par une conception de la modernité comme d'un « projet inachevé » (Habermas), n'aboutit pas à une critique externaliste de la société moderne du capitalisme avancé.

En fait, j'avais prévu de continuer, mais j'en ai marre. Pour vous, un lien où vous trouverez, petits philosophes en herbe, une interview d'Axel Honneth, où, pris sur le vif, il parle une langue ACCESSIBLE à nous !! (A lire en mode non-défoncé.).

Fucking interview que vous n'êtes pas obligés de lire

Sur ce, si la théorie post-kantienne arrive à vous convaincre que la vie, c'est super, n'oubliez pas une chose... Dans la vie, il y a Tom Ford, et les autres.

Bonne journée d'élections municipales.
Serait-ce les fêtes d’anniversaire, ou bien les résultats forts pitoyables du bac blanc qui laissent les terminales elles muettes depuis tant de temps ? Reprenons nous. L’avenir n’est pas perdu. J’ai décidé de foutre un peu la merde habituelle sur ce petit skyblog qui devient triste à chialer. Après le « Je m’en fou », le « La guerre c’est nul » et le « Lisez du Beigbeder », demain, allez voter ! (Si vous n’êtes pas trop défoncés.). Je conseille à tout ceux qui se lassent des nuits à délirer sur des contes de fées le mélange suivant :

# Posté le samedi 15 mars 2008 19:09

19 Février + 2 jours

En style Baroque pour les jardins de l'Opéra,

nous, on te souhaite un Bon Anniversaire akkouche


(vous voyez que les L ne font pas FORCEMENT que des longs articles philosophiiques ^^ )


19 Février  + 2 jours

# Posté le jeudi 21 février 2008 10:08

Modifié le jeudi 21 février 2008 10:23

Bac Blanc de Philo

Bac Blanc de Philo
Dissertations:


Sujet 1: " A quoi bon se cultiver? "


Sujet 2: " En quoi le regard d'autrui peut-il être déterminant pour ma propre existence? "


Commentaire de texte:


" Afin de pouvoir réellement user de leur autonomie individuelle, il revient de manière égale à chaque sujet d'être reconnu, selon le type de relation sociale, dans ses besoins, dans son égal accès aux droits et dans sa contribution à la société. Comme le laisse entendre une telle formulation, le contenu de ce que l'on qualifie de « juste » se mesure chaque fois en fonction du type de relation sociale que les sujets entretiennent entre eux: s'il s'agit d'une relation caractérisée par la référence à l'amour, c'est le principe du besoin qui prévaut, tandis que dans les relations se référant au droit, c'est le principe d'égalité qui vient en priorité et que dans les relations de type coopératif, on applique le principe de la rémunération. A la différence de David Miller, qui part d'un pluralisme comparable entre trois principes de justice (need, equality, desert), la tripartition que je propose ne résulte ni d'un simple accord avec les résultats de la recherche empirique sur la justice, ni de la différence socio-ontologique de modèles de relations, mais de la connaissance des conditions historiques de la formation de l'identité personnelle : c'est parce que nous vivons dans un ordre social où les individus ont la possibilité de développer une identité intacte grâce à l'attention affective, l'accès égal aux droits et, enfin, l'estime sociale, qu'il semble approprié, au nom de l'autonomie individuelle, de faire des trois principes de reconnaissance qui y correspondent, le c½ur normatif d'une conception de justice sociale. Une autre différence, par rapport à l'approche de David Miller, réside dans le fait qu'il aimerait que ces trois principes ne soient compris que comme des principes de redistribution, réglant en fonction des sphères spécifiques la manière dont les biens estimés doivent être répartis, alors qu'en ce qui me concerne, je cherche à appréhender les trois principes avant tout comme des formes de reconnaissance, de sorte que des conceptions spécifiques et des considérations morales soient à chaque fois obligatoirement associées. Ce n'est que lorsque ces types de respect moral ont à la fois des conséquences sur la répartition de certains biens que je parlerais également, au sens indirect du terme, de principes de redistribution. "

Axel Honneth, Reconnaissance et justice

BANDE DE CONS T_T

# Posté le vendredi 15 février 2008 12:33